Rentrée anticipée pour 140 lycéens à L’École normale supérieure du 21 au 28 août 2017

Dans le cadre de son programme d’ouverture sociale TALENS*, l’École normale supérieure accueille pendant une semaine 140 élèves rentrant en classe de Terminale générale en septembre 2017 (filière scientifique, littéraire ou économique et sociale). L’ENS par l’intermédiaire de son pôle PESU (Programmes pour l’Egalité Scolaire et Universitaire), perpétue ainsi son engagement pour la diffusion des savoirs et l’accessibilité des publics.

Une semaine pour développer des méthodes de travail efficaces
Durant ce séjour entièrement gratuit, les 140 élèves, issus de 10 lycées partenaires dans les académies de Paris, Créteil et seront encadrés par des tuteurs élèves de l’Ecole normale supérieure. Un programme intensif attend les lycéens. En effet, ils participeront à 6h de cours par jour,  de 8h à 18h30, avec deux types de séances différentes :

  • des cours du niveau de la Terminale générale pour aider les élèves à prendre conscience en amont des difficultés auxquelles ils auront à faire face à partir de la rentrée.
  • Des cours dédiés à l’acquisition de méthodes de travail et d’organisation efficaces que les élèves pourront réinvestir dans leur travail personnel de l’année.
Un tutorat hebdomadaire pour accompagner les 140 lycéens sur leur année scolaire
Ils sont ensuite suivis pendant leur année de Terminale dans le cadre d’un tutorat hebdomadaire assurés par des étudiants de l’Ecole normale supérieure. L’objectif de ce tutorat est de préparer les lycéens à la méthodologie et aux exigences de l’enseignement supérieur pour les aider à y entrer et à y réussir. En complément de l’action des tuteurs, les élèves reçoivent des cours de théâtre d’improvisation pour travailler leur aisance à l’oral, ainsi qu’informations et suivi individuel sur l’orientation.

Deux nouveautés en 2017 
TALENS accueille également 6 bacheliers qui intègrent des CGPE. Ces étudiants ont suivi le cursus TALENS pendant 2 ans. Ainsi 3 d’entre eux seront en A/L, 2 en MPSI et 1 en BCPST.
Pour la première fois également, le programme reçoit des étudiants invités du programme PEI. Ces 9 étudiants auront des cours spécifiques de FLE mais ils intégreront également les cours de méthodologie des lycéens.
Le programme TALENS a démarré il y a 10 ans à l’initiative d’un groupe d’élèves, soutenus par la direction de l’ENS, pour accompagner les élèves issus de milieux modestes aux exigences de l’enseignement supérieur. A ce jour plus de 1500 lycéens ont bénéficié du dispositif et plus de 1000 lycéens ont participé au campus.

Marc Mézard, directeur de l’Ecole normale supérieure rappelle  ainsi l’engagement de l’ENS dans le programme TALENS : « En tant qu’établissement d’enseignement supérieur, formant de futurs enseignants chercheurs, l’Ecole est particulièrement attentive aux enjeux liés à l’éducation et à choisi de mettre en place des dispositifs originaux qui complètent les enseignements du lycée sans s’y substituer. »

Au-delà de l’ENS, d’autres  établissements de l’Université Paris Sciences&Lettres sont engagés pour l’ouverture sociale :

Mines ParisTech : avec le Programme Les cahiers verts (collèges / formation entreprise, Lycée / Tutorat, classe prépa / parrainage)
Les Ecoles d’art avec le Programme AIMS  formation d’Artiste Intervenant en Milieu Scolaire (AIMS)
L’Université Paris –Dauphine  avec le  Programme « Egalité des chances »

*TALENS : Tutorat d’Accompagnement Lycéen de l’Ecole normale supérieure

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Comment soutenir et encourager la recherche et le développement pour l’éducation tout au long de la vie ? Les principaux axes du rapport “Vers une société apprenante”

Paris, le 27 mars 2017

François Taddei – co-fondateur et directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) – s’est vu confier par la Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, une mission d’étude visant à améliorer la qualité des apprentissages tout au long de la vie et à faire de la France une société apprenante, le 26 Septembre dernier. Cette mission s’est basée à la fois sur une large concertation scientifique et institutionnelle et sur un débat public en ligne sur le site apprendredemain.fr

La mission a consisté à, tracer des perspectives de ce que pourrait être une véritable R&D de l’éducation tout au long de la vie, c’est-à-dire une recherche et développement – comprise comme un investissement d’avenir – permettant d’améliorer la qualité et l’efficacité du système éducatif et de « faire que la France devienne une société réellement apprenante. Une société où tous les potentiels individuels et collectifs se réalisent grâce à une formation de qualité dès la petite enfance et tout au long de la vie ».

La réflexion s’est concentrée sur les leviers et les environnements pouvant favoriser le développement personnel et professionnel à tous les âges et permettre l’engagement et la réussite de tous.

Une liste de 10 propositions émane du rapport. Si elles ne résument pas l’ensemble des mesures nécessaires au changement de culture attendu, elles représentent des leviers décisifs, sélectionnés en fonction des critères suivants :

  • ambition et contribution à la mise en place d’une société apprenante

  • faisabilité technique et financière

  • acceptabilité et appropriation par les différents acteurs

  • mesures qui individuellement peuvent avoir un impact positif via un effet de levier aussi important que possible

  • complémentarités des mesures qui, combinées, peuvent contribuer au changement systémique nécessaire.

Comme l’indique François Taddei en se fondant sur le rapport de la Stratégie Nationale de l’Enseignement supérieur : « Inventer l’éducation supérieure du XXIe siècle suppose de passer à une pédagogie active, intégrant les apports du numérique et appuyée sur la recherche, qui pourrait bénéficier d’un grand programme de recherche sur la société apprenante. La transformation du rapport du savoir dans l’ère numérique implique des évolutions importantes dans la manière d’enseigner : l’usage du numérique doit être systématisé dans les formations et l’évaluation des étudiants. C’est aussi un renforcement des activités collaboratives, favorisant le travail en équipe, et contributives, qui est proposé. Tout ceci suppose que le système devienne plus agile, et en particulier adopte la « culture du oui », pour favoriser les expérimentations et l’innovation. »

Les orientations du rapport donneront lieu prochainement à des échanges dans les académies et avec les acteurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elles serviront notamment pour la préparation des appels à projets qui seront lancés avec l’appui du nouveau programme des investissements d’avenir qui pour la première fois a mis en avant l’innovation pédagogique dans la formation initiale et identifier des moyens nouveaux pour soutenir la création de territoires d’innovation pédagogique dans l’enseignement scolaire et dans l’enseignement supérieur.

La vision d’une société apprenante pour notre pays et les 10 propositions du rapport seront présentées le 28 Mars lors d’une conférence internationale à L’Institut Pasteur. Près de 350 participants poursuivront les travaux en ateliers collaboratifs pour dégager des pistes concrètes d’action.

La synthèse du rapport :
Vers une société apprenante

En savoir plus :

Vidéo de présentation

Accès direct à la plate-forme de débat

Venez passer une nuit à l’Ecole normale supérieure on vous explique !

Paris, le 11 mai 2016. Pour la troisième fois l’Ecole normale supérieure,  le temps d’une nuit ouvre ses portes. Après la Nuit Sartre en 2013 et la Nuit des Sciences en 2014, cette année la Nuit Science et Lettres se décline autour du thème « Expliquer », le 3 juin 2016 à partir de 18h et jusqu’à l’aube.

L’amour et la mort, les bitcoins, l’immortalité en biologie, les simulations numériques, l’art contemporain et le post digital… pour essayer de comprendre ces  thématiques et d’autres encore, pendant toute une nuit les  enseignants, chercheurs, étudiants et artistes vont « Expliquer »… mais aussi montrer, transmettre, traduire, témoigner, autour de  conférences, débats, films, spectacles, théâtre, expositions, installations artistiques et speed-dating. L’objectif  de cette Nuit est de faire ressentir le plaisir de la recherche et de la découverte en sciences et lettres et de rendre accessible à tous des sujets complexes.

 Le programme complet : www.nuit.ens.fr, périscope, twitter, facebook

 Les partenaires

Ensad, ESPCI, France Culture, Institut Curie, l’Institut Français, Le Monde

 

L’Ecole normale supérieure ouvre ses portes

Pour la 1ere fois, L’École normale supérieure ouvre ses portes et donne rendez-vous le 13 février 2016 aux lycéens, aux étudiants et à leurs parents pour découvrir l’École ses voies d’accès, ses formations et ses débouchés.

Les directeurs des études, les enseignants, les élèves guideront les visiteurs le temps de cette journée et répondront à leurs questions. Ils présenteront la vie de l’école mais aussi les formations, de la licence au doctorat des 15 départements de l’École normale supérieure: Biologie, chimie, Économie, Études cognitives, Géographie, Géosciences, Histoire, Histoire et théories des arts, littératures et langages, informatique, Mathématiques, Philosophie, Physique, Sciences de l’Antiquité, Sciences Sociale.  

On peut rentrer à l’ENS et sans passer par une classe préparatoire
Au-delà du concours exigeant réussi par 5 %  des élèves des classes préparatoires, il est possible d’intégrer Normale’Sup tout au long du  cursus universitaire.
Chaque année, un second concours, sur dossier et entretien permet de recruter 120  étudiants de l’Université, de grandes écoles ou de prépas. Les étudiants suivent le même parcours que les élèves sans toutefois percevoir avoir de salaire ni être soumis à l’obligation décennale.
L’ENS Ulm recrute aussi au niveau un Bac+5 pour y préparer une thèse.
Il y a enfin les masters ou  doctorats cohabilités avec l’ENS Ulm: les étudiants reçoivent un diplôme décerné par plusieurs entités universitaires dont l’ENS Ulm.

On peut choisir son cursus 
Quelle que soit la discipline d’entrée d’un normalien, il choisit et organise son cursus en fonction de ses compétences et ses aspirations , avec l’aide de son tuteur, tout au long de sa scolarité. Un élève entré en économie, peut sortir agrégé de philosophie, et commencer une thèse en sciences cognitives.

L’ENS est une école  Internationale
Les élèves effectuent en master des stages à l’étranger et l’École normale supérieure a conclu plus de 200 partenariats avec des universités sur les 6 continents. L’École accueille chaque année 250 étudiants étrangers.

De nombreux débouchés possibles
Les deux tiers des élèves s’orientent vers l’enseignement supérieur et la recherche, mais la formation des étudiants à l’École normale supérieure fondée sur la recherche offre des débouchés variés. Selon les parcours, créer une start-up, entrer dans une école d’art, préparer les concours de l’administration, sont autant de possibilités ouvertes par l’ENS à ses élèves.

Marc Mézard, directeur de l’École normale supérieur insiste : « Nous espérons avec ces premières portes ouvertes changer la perception de l’École. Les étudiants vont découvrir la richesse de nos formations. Ils vont aussi réaliser les nombreux débouchés possibles.  »

Au programme : 
De 10h à 18h
Visite de l’École, avec un départ par heure, guidée par les élèves

11h00 15h00 17h00
Rencontre avec les directeurs des études des départements, et session de  questions et réponses

Le matin
Table ronde enseignants et élèves : Que fait-on à l’École normale supérieure ?
Table ronde enseignants et élèves : Une formation internationale
Table ronde anciens élèves : Les débouchés

L’après-midi
14h à 16h et de 16h à 18h
De nombreuses conférences courtes : « étudier les arts », « étudier la physique », etc.
Des guichets d’enseignants, de directeurs de départements, …
Rencontre avec les élèves sur la vie de campus
Renseignements : direction.etudes@ens.fr
La visite est ouverte aux classes de terminale sur rendez-vous

L’École normale supérieure et Mitsubishi Heavy Industries France (MHIF) créent deux nouvelles chaires ENS-MHIF en mathématiques et en physique.

Paris, le 17      décembre.      Grâce   au  mécénat  de MHIF  France, l’École normale supérieure vient de  recruter sur deux chaires ENS-MHIF  

Dimitry Chelkak en mathématiques (analyse,  probabilités  et    systèmes dynamiques)

et

Vyacheslav Rychkov en physique  (physique  des hautes énergies)

Nommés à compter   de la  rentrée  2016  par l’ENS, ces  deux chercheurs sont reconnus au meilleur niveau international.

Dimitry Chelkak, né en1970, actuellement   chercheur à l’Institut Steklov de  Saint- Petersbourg et  professeur invité à l’université de Genève, a reçu en 2014 le Prix Raphaël Salem. Il poursuit des travaux importants notamment sur  l’invariance conforme du modèle d’Ising à l’interface des mathématiques et de la physique avec de multiples collaborateurs comme Stanislav Smirnov (médaille     Fields   2010).

Vyacheslav      Rychkov, né    en         1975,   actuellement chercheur       au        CERN, a reçu  en 2014  le  New   Horizons  in  Physics  Prize.  On  lui doit  des  travaux  décisifs  et inattendus  sur  le conformal bootstrap.

Grâce à  ces  deux  chaires,  l’ENS et  MHIF  souhaitent  conjuguer  activités de  recherche  au plus   haut  niveau  d’excellence  et de  diffusion  du savoir.

MHIF  est  une  entreprise  de  renommée  internationale  développant  des  activités  de haute   technologie,  notamment     dans les domaines de l’énergie, de l’aéronautique et le domaine spatial. L’entreprise doit affronter des problèmes ardus en mathématiques et en physique. MHIF ambitionne de contribuer à  l’accroissement des  fondations  théoriques aussi  bien  des   mathématiques  que de la physique et de lancer un partenariat scientifique allant  dans ce sens avec l’ENS.

L’ENS est un établissement de recherche dont les départements de mathématiques et de physiques sont reconnus  internationalement.   L’ENS a la volonté de développer des partenariats avec des entreprises menant des activités de haute technologie. L’École   normale supérieure  compte  12  prix  Nobel,  27 médailles  d’or  du  CNRS,  10  médailles Fields        parmi ses  anciens  élèves  et  est  régulièrement distinguée au  meilleur  niveau français dans les classements et appels d’offres internationaux.

 

Ecole normale supérieure : Place aux filles

image blog

Paris, le 12 novembre 2015. L’École normale supérieure à travers une web série de 6 épisodes mettant en scène le témoignage de normaliennes, chercheuses, directrices de départements et doctorantes, décide de prendre à bras le corps l’accès des femmes aux filières scientifiques et aux carrières de professeures et de chercheuses en sciences fondamentales.

BLOG de l’ENS : http://femmes-scientifiques-ens.blogspot.fr

Ces films à destination des jeunes filles disponibles sur internet seront aussi diffusés dans les
lycées, les classes préparatoires pour inciter les étudiantes à investir des filières d’avenir et s’autoriser sans crainte de tenter le concours de l’Ecole normale supérieure.
Dans les 6 films les cinq chercheuses et directrices de laboratoire abordent sans tabou la place des femmes dans la science : l’auto censure, la peur de l’échec, l’image de la filière. Leur parole libre démonte un à un les clichés, tord le cou aux idées reçues et prouve, que les sciences «dures » sont accessibles à tous ceux qui ont un intérêt dans les matières scientifiques.

Ep. 1 : Place aux femmes scientifiques
Ep. 2 : Tentez votre chance !
Ep. 3 : Bouillons de cultures
Ep. 4 : La recherche du bonheur
Ep. 5 : En équilibre
Ep. 6 : Les clés de la mixité

VIDÉOS : https://www.youtube.com/playlist?list=PLp–TwPwLx1WFBxYxOtSrVWPBJoXmDED1

L’École normale supérieure souhaite pleinement investir la problématique de la mixité et de la diversité dans les sciences dures. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : En 2013, l’ENS sur 852 étudiants comptait 277 filles, soit 33 % pour 575 garçons. Alors que la parité est atteinte dans la filière « Lettres ». Les chiffres dégringolent en « Sciences » où elles ne sont que 8 %.

Marc Mézard, directeur de l’Ecole normale supérieure indique : « Le manque de jeunes filles touche
l’ensemble de la filière scientifique dans l’enseignement supérieur. Mais, L’ENS entend affirmer sa légitimité pour faire évoluer ces postures. » Et poursuit « l’Ecole normale supérieure est un acteur incontournable de l’enseignement et de la recherche en mathématiques, physique et informatique et doit être exemplaire par sa mission de service public. »

Une récente étude menée par le département des sciences sociales de l’Ecole soulève les
enjeux au coeur des problématiques sociales et politiques :
– ouverture sociale des classes préparatoires et des grandes écoles ;
– représentation des femmes dans les filières de sciences dites « dures » (Mathématique, Physique,Informatique).

Deux questionnements rarement croisés.
Ce qui se joue avant d’entrer en classe de prépa scientifique :
L’orientation post-bac montre une sous-représentation des femmes, dans les sections ayant trait aux mathématiques et à la physique, alors que biologie et géologie, associées à médecine présentent des taux de femmes supérieurs et égaux aux deux tiers des effectifs.
Outre la stagnation voire la diminution de la part des filières scientifiques dans l’ensemble des formations, les modes d’orientation scolaires et professionnels respectent toujours la structuration des filières entre un pôle dominant (masculin et élitiste socialement) et un pôle dominé (féminin et populaire socialement).

Entrer en classe prépa scientifique et alors ?
Dans les classes supérieures, avoir une mère ou une soeur ainée ayant ouvert la voie des sciences est déterminant dans la levée des stéréotypes sexués relatifs aux études scientifiques. Mais une fois en  classe prépa, les cartes scolaires sont partiellement rebattues au profit des garçons et élèves d’origines sociales supérieures.
Les appréciations professorales sont fortement différenciées selon le sexe des élèves : aux filles « le sérieux », aux garçons « le potentiel ». Les élèves tendent eux-mêmes à se percevoir selon une partition sexuée qui correspond à ces jugements.
Les concours de l’ENS ne font qu’opèrer ensuite une sélection scolaire parachevant un processus entamé bien en amont.

Concours d’entrée à l’ENS et leurs effets
S’autoriser à présenter un concours réputé difficile apparaît comme une capacité socialement distribuée, les filles s’inscrivent moins que les garçons. Les filles disent plus que les garçons ne pas avoir le niveau (68%).

Les participants aux films

« C’est impossible de s’auto-évaluer sur un concours : il faut
essayer ! »
Anne Boutin
Directrice de département – Chimie

« C’était important pour moi d’aller dans une école
généraliste. »
Alexandra Colin
Doctorante – Biologie / Chimie

« On tire toujours son épingle du jeu, il faut se faire confiance
et se faire violence un petit peu pour se forcer à avoir de
l’ambition »
Ombline Lafont
Doctorante – Physique

« Ils sont tous formés par la recherche, ils passent je
pense un très bon moment à être formés par la recherche,
et puis il y en a qui vont faire autre chose, par exemple il y
en qui vont dans les entreprises, et dans les entreprises ils
vont parfois dans les centres de recherche et
développement, mais pas seulement, ils font autre chose. »
Yves Laszlo
Directeur adjoint Sciences ENS – Mathématiques

« Dans un sens, faire des maths ça m’aère de la musique et faire
de la musique, ça m’aère des maths, finalement je peux faire les
deux, beaucoup ! »
Gabriel Lellouch
Doctorant – Mathématique

« On trouve des normaliens dans tous les penseurs de la
société qui ont créé des directions nouvelles, ont eu des
idées originales, parce qu’ici, l’originalité est soutenue par
la liberté que l’on donne aux gens. »
Claire Mathieu
Directrice de département – Informatique

« Même les biais implicites ne sont pas figés dans le
marbre, on peut, en offrant des approches d’échange
entre les gens, changer ces biais là »
Sharon Peperkamp
Directrice de département – Études

CPER 2 : l’Ecole normale supérieure reçoit 32 millions d’euros

Paris, le 28 septembre 2015. L’École normale supérieure va bénéficier de la nouvelle génération de contrats de plan Etat-Régions 2015-2020 à hauteur de 32 millions d’euros (22 millions Etat, 7 millions ville de Paris et 3 millions Région Ile de France) pour réhabiliter une partie des 20 000 m2 du bâtiment  qui abrite les laboratoires de recherche des départements de Géosciences, de chimie et de physiques (unités mixtes de recherche de l’ENS avec le CNRS ainsi que les universités Pierre et Marie Curie et Paris Diderot, et l’Observatoire de Paris). 

Les laboratoires expérimentaux de chimie et une grande partie du département de physique installés dans un bâtiment des années 30 en mauvais état seront réhabilités. Ces travaux permettront de créer des locaux techniques, des laboratoires, des bureaux et des salles de conférences. Par ailleurs, le « grand hall » qui avait été aménagé pour recevoir initialement un accélérateur de  particules Van Graaf sera transformé.

Marc Mézard, directeur de l’École normale supérieure « Nous saluons cet investissement indispensable pour rester au premier plan mondial dans ces domaines essentiels de notre recherche scientifique. l’État donne un signal fort dans  sa volonté de se doter de laboratoires de recherche de premier plan  dans un contexte mondial compétitif.»

Une première phase majeure de réhabilitation a été réalisée dans le cadre du CPER 2007-2013 avec une dotation de 32 millions d’euros. Ces fonds ont été utilisés pour remettre aux normes les dispositifs techniques tels que le traitement de l’air ou la boucle d’eau froide pour refroidir de manière écologique et responsable les expériences. Pour ce faire le 3e étage a été détruit puis reconstruit avec l’ajout d’un demi-étage supérieur hébergeant des équipements techniques.
lhomond